Canaries

  • Casa de los coroneles

    Une superbe demeure du XVIIIème siècle qui fut la résidence des Gouverneurs de l'île. Elle se trouve dans la localité de la Oliva, ancienne capitale du royaume indigène de Maxorata :

    casa de los coroneles-cote

     

    L'ambiance du patio contraste avec l'extérieur, austère, silencieux et aride :

    casa de los coroneles-patio 2

     

    En montant, on a une belle vue sur la petite cour intérieure, où les oiseaux qui se disputent la meilleure place sur le palmier central piallent à qui mieux mieux :

    casa de los coroneles-patio

     

    Des couloirs et terrasses donnent aussi sur l'extérieur, comme ici, avec un superbe vue sur le mont Sombrero :

    casa de los coroneles-terrasse

  • Plus de 600 ans

    ... d'histoire pour cette maison, construite en 1404 et qui a abrité les dirigeants de la ville de Betancuria, à Fuerte Ventura :

    Betancuria-mairie 1

     

    En montant les deux petites marches, on débouche sur une petite cour intérieure. Les murs éclatants de blancheur vous accueillent, deux bancs vous invitent à la pause, un balcon en bois vous comptemple, du haut de son vécu :

    Betancuria-mairie 2

  • L'île rouge

    Fuerte Ventura est aussi nommée l'Ile Rouge, à cause de la couleur très particulière de sa terre :

    Fuerteventura-ile rouge

     

    Elle est aussi l'île de moulins :

    Fuerteventura-moulin face

     

    Ces bâtisses restaurées émaillent de blanc le centre désertique de l'île :

    Fuerteventura-moulin profil

     

    Dès que l'on s'éloigne de la  mer, les belles plages de sable blanc font place à des monts arides, notamment du côté de Betancuria :

    Betancuria-route

  • Santa Maria de Betancuria

    Fuerte Ventura est l'île des Canaries la plus proche du continent africain, mais aussi la plus ancienne de l'archipel. Elle mérite bien son nom : un vent omniprésent, le sirocco, souffle parfois tellement fort qu'il attire tous les planchistes et kite surfers d'Europe.

    A l'intérieur des terres se trouve la ville de Betancuria, qui fut capitale de l'ile de 1404 jusqu'au milieu du XIXème siècle.

    Sa blanche cathédrale :  Santa Maria de Betancuria.

    betancuria-eglise

     

    Elle surplombe la petite ville, entourée de palmiers, cactus et fleurs colorées :

    Betancuria-eglise 2

  • Cheminées

    Le style canarien est issu de plusieurs courants. Il part de la culture quasi néolithique Guanche - habitants originels des îles Canaries avant leur découverte par Christophe Colomb en 1402 et leur colonisation/extermination jusqu'en 1500 - en passant par l'influence marocaine, le baroque colonial et les maisons futuristes de César manrique.

    Une chose particulièrement visible : les toits plats, parfois chapeautés par une petite pyramide blanche ou les toits bas arrondis. Tous sont hérissés de ces cheminées blanches et vertes/bleues :

    Costa Teguise-cheminees

     

    Version 'cloche à fromage' :

    Costa Teguise-cheminee2

     

    ... version 'fakir':

    Costa Teguise-cheminee

     

    ... ou version 'chou à la crème' :

    Costa Teguise-cheminee3

  • Costa Teguise

    Village balnéaire plutôt tranquille au mois de mai, sur la côte est de Lanzarote.

    Vue sur la mer depuis la promenade qui longe la plage (vous reconnaissez l'oiseau du paradis du post d'hier ?):

    Costa Teguise-plage

     

    Maisons typiquement canariennes dans une petite ruelle du village. Elles sont caractérisées par leur façade blanche, leurs fenêtres à guillotine, leurs balcons et portes en boiseries vertes ou bleues :

     Costa Teguise-ruelle

    César Manrique a réussi à faire instaurer sur l'île des lois contrôlant très sévèrement l'architecture. Tout nouveau bâtiment ne peut pas dépasser 4 étages et doit respecter le style canarien. http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_Manrique

     

    On trouve dans le village plusieurs vieux moulins :

    Costa Teguise-aile

     

    Le village vu de la jetée :

    Costa Teguise-village

  • Los Hervideros

    Retour à Lanzarote, plus précisément sur la côte sud-ouest, près de El Golfo. Une côte abrupte de lave déchiquetée par les flots furieux de la mer toujours en mouvement. Des cavités se creusent, et donnent entre autres des sites comme les grottes de Los Hervideros :

    Los Hervideros

     

    César Manrique a fait aménager ce site tout en respectant la nature environnante (un de ces grands principes appliqués à de nombreux sites touristiques sur cette île). On peut donc serpenter entre les rochers de lave... et voir la mer de l'intérieur d'une des grottes :

    Los Hervideros-interieur

     

    Un peu partout sur l'île, mais particulièrement à cet endroit, on trouve de l'olivine, pierre semi-précieuse. C'est le premier minéral à cristalliser lorsqu'un magma refroidit. Il est utilisé en joaillerie, sous le nom de Péridot.

    Ici dans son milieu d'origine :

    Los Hervideros-Olivine

     

    Ici en format 'souvenir' (ben oui, on est quand même touriste après tout) :

    Olivine-pierre

     

    On en trouve aussi sur les plages de sable noir, poli par les flots. Petite récolte rien que pour vous :

     Olivine-plage

  • Végétation ?!

    Voici une vue pour le moins surprenante de la Géria, et de Lanzarote en général.

    Je suis arrivée dans cette région en passant par une chemin semi-carrossable, en hauteur. En jouant un peu sur l'angle de vue (à quattes pattes, le nez dans LE bouquet), on pourrait croire que le lieu est dotée d'une superbe végétation... Hum :

    Geria-bord chemin

     

    Une "fleur" bien plus représentative du climat : elle sèche sur place, pas besoin de la pendre ! Pratique pour les bouquets longue durée !

    Geria-Fleur sèchée

  • C'est à boire qu'il nous faut

    Et pour ça les habitants de Lanzarote de manquent pas d'imagination. La culture de la vigne est l'activité principale dans la région de La Geria.

    Images :

    Geria-mont

     

    Et oui, située au centre de l'île, cette région, comme le reste d'ailleurs, est très exposée aux vents omniprésents (alizés ou sirocco, c'est selon). L'astuce, c'est donc de construire de petits murets semi-circulaires en pierre volcanique, et de creuser au centre un trou assez profond pour que les racines des ceps puissent atteindre la terre arable.

    Geria-pied vigne

     

    Le climat de Lanrarote est subdésertique, et se caractérise par un régime pluviométrique faible (pluviosité < 200 mm/m² annuels). Ceci est principalement dû au relief spécifique de l'île : son altitude faible empêche la rétention de l'humidité contenue dans les vents alizés. Ces pluies de relief si abondantes dans les îles occidentales ne sont pas présentes ici du fait de l'absence d'obstacles montagneux d'envergure capables de retenir la « mer de nuages ». Le sol cultivé est donc recouvert de poudre de lave qui retient la rosée nocturne.

    Geria-horizon

     

    Malgré tout cela, le vin de Lanzarote est réputé. C'est un vin de Malvoisie, que l'on trouve en blanc ou en rouge :

    Geria-arceaux

  • L'or blanc

    Le sel était aussi une des grandes ressources de Canaries. Voici les salines de Janubio. Ici, les champs de lave font place à ces patchworks salés, dont les couleurs tranchent dans cet univers sombre :

    Salinas de Janubio
     

    Le sel se dore la pillule :

     Salinas de Janubio 2

      

    Les couleurs de l'eau de mer :

    Salinas de Janubio 3

  • El Golfo


    Je suis aussi allée à El Golfo, petit village blanc caché derrière de hautes falaises, sur la côte ouest de Lanzarote. Il possède une plage de sable noir au milieu de laquelle émerge un rocher impressionnant :

    El Golfo-plage

     

     

    Lorsque je commence à marcher le long de cette plage, je découvre à l'arrière une grande lagune d'eau verte... Bon d'accord, je savais qu'elle existait, j'avais lu le guide. Mais je pensais qu'elle se situait plus loin :

    El Golfo-Lago de Los Clicos 2

     Sa couleur est due au phytoplancton en suspension. D'après le guide toujours, "l'eau y est plus dense et plus salée qu'à la Mer Morte". En effet, lors des très grandes marées, la mer recouvre entièrement la plage et ré-alimente ce lagon.

    En longeant la lagune, je m'étonne de l'aspect et des couleurs de la falaise :

     El Golfo-Lago de Los Clicos

     

    Puis au bout de la plage, la falaise change totalement de couleur :

     El Golfo-falaise rouge

     

    Je la gravis avec ardeur, puis je me retourne : un vrai patchwork de teintes ! Près du rivage se trouvent quelques personnes (si si, regardez bien) : ça vous donne une idée des dimensions !

    Mer-Lago de Los Clicos

     

    Ensuite, petite virée dans le village lui-même pour le dîner : une orgie de poissons et crustacés en tout genre. Les rues partent toutes des noms de voiles de bateaux. Ici, une maison d'angle. J'imagine le casse-tête pour le mobilier...

    El Golfo-maison

  • La graciosa

    Petite île au nord de Lanzarote, toute en contraste. D'abord, le petit port qui reçoit 3 fois par jour la navette venant de Lanzarote (j'ai beau aimer le tourisme discret, je n'allais quand même pas y aller à la nage !):

    Caleta de Sebo

     

    Puis, à l'aide d'un VTT, j'ai traversé l'île, cap vers le nord. Il n'y a aucune route asphaltée. Il n'existe que quelques chemins de terre et de sable (dur pour les mollets). Le reste, c'est pour les randonneurs.

    Donc, après déjà quelques tours de roue, je croise le mont Las Agujas, avec ses dessins d'extra-terrestes. C'est le plus haut point de l'île, qui culmine à 266 mètres (c'est pour ça qu'ET a choisi cete endroit pour atterrir):

    Graciosa-Las Agujas

     

    En arrivant à son pied, au milieu d'une végétation rase et colorée, je découvre une petite surface cultivée (de cactus of course, les salades ça ne poussent pas bien sous ce climat) :

    Graciosa-culture

     

    En atteignant la côte nord, j'arrive sur la plage de Las Conchas, endroit paradisiaque et désert. Mélange des couleurs : le noir de la lave, le jaune chaud du sable fin, le vert tendre des plantes grasses, le bleu profond de la mer :

    playa de Las Conchas

     

    Là, petite halte bien méritée. Cependant, le vent du secteur nord, toujours assez fort dans cette région, empêche raisonnablement toute baignade. Pas grave, je passe plus d'une heure à essayer d'immortaliser LE rouleau (largement suffisant pour un surfeur lilliputien):

    Las Conchas-rouleau

     

    Puis je ré-enfourche mon VTT et suis le chemin (très ensablé sur cette partie) qui contourne les monts par le nord et redescend le long de la côte est de l'île. J'aperçois enfin les falaises de Lanzarote (faut pas râter le dernier bateau, sinon c'est la traversée à la nage pour de bon) :

    Graciosa-cote est

     

    Puis direction sud ouest, droit vers le village (enfin, presque...), à travers un paysage désertique, aride, caillouteux, creuvassé, presque lunaire (euh... c'est ce qui se dit en tout cas, je n'ai pas encore visité ce satellite pour l'affirmer) :

    Graciosa-chemin

     

    NB; je n'ai pas râté le bateau, mais j'ai eu mal aux fesses tout le lendemain. Les fauteuils des terrasses de café sont quand même plus confortables !

  • Cochenille

    A Lanzarote, il fut un temps où les cactus étaient cultivés pour l'élevage des cochenilles. Celles-ci étaient ensuite utilisées pour fabriquer du colorant rouge. Actuellement, il ne reste plus guère de fermes à cactus mais Guatiza, petit village blanc au pied d'un volcan, produit encore des champs entiers de cactus aux fleurs colorés :

    Guatiza